23
septembre
2016

congres2015

Le jeudi 20 octobre prochain aura lieu le congrès régional de l’UPA Mauricie sous le thème Ensemble… pour vous servir!. Cette rencontre permettra aux administrateurs et délégués d’établir une position régionale à partir des commentaires recueillis dans les différentes assemblées locales en vue du congrès général de l’Union en novembre prochain.

Monsieur Pierre Lemieux, premier vice-président général de l’UPA sera sur place afin de discuter avec vous des enjeux de l’heure, notamment sur les changements des règles entourant la taxation foncière. En tant qu’administrateur, votre présence est essentielle pour jouer adéquatement votre rôle au sein de notre Fédération.

En plus des affaires délibérantes, il sera question du développement des services offerts par l’UPA Mauricie, plus particulièrement ceux du Service de comptabilité et de fiscalité.

C’est donc un rendez-vous le jeudi 20 octobre 2016 dès 19 h 30 au Club de golf Métabéroutin, Île Saint-Christophe, Trois-Rivières. Administrateurs et délégués devraient recevoir leur invitation officielle au cours des prochains jours.


11
août
2016

Alors que l’on déploie mer et monde pour mettre en valeur les produits du Québec… Qu’on clame haut et fort « achetons chez nous! »… le ministre Paradis abolissait, le 4 août dernier, l’obligation d’étiqueter les fruits et légumes frais de la mention « produit du Québec ». Il remettait donc entre les mains des détaillants le soin d’identifier la provenance de leurs étals. Le 10 août, il faisait volte-face en réintroduisant cette obligation. Lors de sa décision initiale, le ministre n’est-il pas au fait que le consommateur se soucie de plus en plus de la provenance des produits qu’il consomme? Ne se rendait-il pas compte que l’achat local est primordial pour le développement économique de nos régions? À l’évidence, notre ministre de l’agriculture semble en avoir manqué une et joue du hockey de rattrapage! Encore…

Ici, en Mauricie, on a compris le besoin du consommateur. En effet, l’an dernier, plusieurs partenaires du monde agricole se concertaient pour faire connaître le Meilleur de l’Industrie Agroalimentaire de la Mauricie : le MIAM! Cet identifiant certifie que le produit a été cultivé et/ou transformé ici. Histoire de faciliter encore plus la vie aux consommateurs, cette campagne d’identification offre un site Internet (lemeilleurdelamauricie.com) où un répertoire de restaurateurs, détaillants et producteurs affichent leurs produits typiquement mauriciens.

Difficile de comprendre cette décision initiale du ministre devant tous les efforts de sensibilisation pour l’achat local. On était en droit de se demander franchement ce qu’il gagnait à complexifier l’identification des produits québécois pour le consommateur. Et voilà qu’il change d’idée face à la pression populaire….

Souhaitons que pour les pêcheries, le ministre fait son boulot, car en agriculture, ça ne vole pas haut! « Mettre le citoyen au cœur de l’agriculture » qu’il disait! C’est bien parti pour son sommet sur l’alimentation qu’il promet depuis décembre! Ah oui, d’ailleurs, c’est pour quand déjà?

Chers Mauriciens soucieux de votre alimentation et de votre développement régional… cherchez le MIAM… Produit d’ici garanti!


7
juin
2016

tracteurvert

Il faut bien constater que la décarbonisation (réduction de la dépendance au pétrole) est en marche partout sur la planète. Pourquoi en serait-il différent en agriculture? Conséquemment aux récentes positions de l’Union et de certaines de ses fédérations régionales, dont la Mauricie, sur le projet Oléoduc Énergie Est, l’agriculture doit et devra restreindre au minimum sa dépendance aux carburants.

Il est vrai que les alternatives au pétrole en milieu agricole ne sont pas toujours à portée de main. Néanmoins,  ne serait-il pas venu le temps d’envisager de nouvelles façons de faire à la ferme quant à la consommation de carburant? Récemment, des portraits de la consommation énergétique, réalisés pour 30 entreprises en Mauricie, ont démontré un potentiel réel d’économie. Celles-ci résident dans l’adoption de nouvelles pratiques de travail du sol, d’entretien des équipements, d’une utilisation optimale des tracteurs, mais surtout d’un changement de mentalité.

Avec les récentes visées du gouvernement du Québec quant à la réduction des hydrocarbures, pourquoi ne pas développer et investir dans la recherche d’innovations énergétiques? Voilà une vraie perspective de développement : une énergie propre au profit d’une agriculture et d’une foresterie pérenne.


14
mai
2016

Un groupe d’organisations agricoles du Canada qui représentent un vaste éventail d’agriculteurs et de systèmes de production, dont l’UPA fait partie, demandent à Lawrence MacAulay, ministre fédéral de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, d’intervenir sur-le-champ pour stopper toute autre dissémination de semences de luzerne génétiquement modifiée (GM) à la suite de l’annonce par la compagnie Forage Genetics International (FGI) de la vente d’une quantité limitée pour plantation au printemps 2016 dans l’est du Canada. C’est la première fois qu’il se vend de la luzerne GM au Canada.

Une lettre signée par 15 organisations agricoles exhorte le ministre à retirer l’enregistrement de toutes les variétés de luzerne GM, afin d’empêcher leur commercialisation jusqu’à ce que l’on ait procédé à une évaluation complète de leur impact économique, et d’établir de toute urgence un protocole d’analyse qui sera appliqué à toutes importations de semences de luzerne cultivées aux États-Unis. Ces mesures pourraient mettre fin à la vente de semences de luzerne GM au Canada et prévenir l’importation accidentelle de luzerne GM par des semences contaminées en provenance des États-Unis, où elle est déjà disponible.

« Il est impératif que nos gouvernants agissent rapidement pour arrêter l’introduction commerciale de la luzerne GM afin d’empêcher une contamination irréversible », déclare Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles. « La prolifération de cette culture GM menace le gagne-pain de nombreux agriculteurs », déplore Peter Eggers, producteur de luzerne de l’Alberta et membre de l’Union nationale des fermiers. « La luzerne est une culture essentielle pour une grande proportion d’agriculteurs. Perdre la luzerne à cause de la contamination par les OGM serait un désastre pour un grand nombre de cultivateurs et de consommateurs. La contamination par la luzerne GM aurait des impacts négatifs importants sur tout un éventail d’agriculteurs et de systèmes agricoles, tant conventionnels que biologiques. »

On cultive la luzerne sur presque 30 % des terres agricoles au Canada. Elle sert d’aliment à forte teneur en protéines pour les animaux laitiers et de boucherie (fourrage et pâturage). En rotation des cultures, la luzerne augmente la quantité de nutriments dans le sol et elle est donc importante pour la culture des céréales et des légumes. Le Canada est l’un des cinq principaux exportateurs mondiaux de luzerne granulée et en cube. Nos exportations annuelles de semences de luzerne dépassent les 50 millions de dollars. Cependant, la vaste majorité de nos marchés d’exportation n’ont pas encore approuvé la luzerne GM. « L’introduction de luzerne GM risque de nous faire perdre d’importants marchés d’exportation », explique Heather Kerschbaumer, de Forage Seed Canada, qui représente tous les producteurs de semences fourragères du Canada. « Les risques et les coûts sont tout simplement trop élevés pour notre industrie. » On reconnaît que le risque de propagation de luzerne GM dans des lieux indésirables est particulièrement élevé parce que la luzerne est une vivace pollinisée par les abeilles, qu’elle pousse souvent à l’état sauvage sur des terres non cultivées et que ses graines sont minuscules.

« Le secteur à forte valeur ajoutée de l’agriculture biologique est en plein essor au Canada et la luzerne GM risque de le mettre en péril », déclare Lisa Mumm, membre du conseil d’administration de l’Association du commerce des produits biologiques et propriétaire agricultrice de Mumm’s Sprouting Seeds qui cultive et vend des pousses de luzerne biologique pour le marché de consommation. « De nombreux agriculteurs ont besoin de luzerne pour produire toute une série d’aliments biologiques destinés aux Canadiens. » La luzerne GM est un problème majeur pour les agriculteurs biologiques parce que les normes biologiques canadiennes interdisent l’utilisation de semences GM. FGI a été autorisée à vendre sa luzerne génétiquement modifiée dotée de traits GM – tolérance au glyphosate et faible teneur en lignine – sous licence de la compagnie Monsanto.

Nous invitons les regroupements d’agriculteurs, les entreprises agricoles, les groupes communautaires et les organismes sans but lucratif à signer la lettre ici.


11
mai
2016

pipeline

Au projet Oléoduc Énergie Est de TransCanada, l’UPA Mauricie dit non! Depuis maintenant plus de trois ans, le dossier fait couler beaucoup d’encre sur l’éventuel passage de 1,1 million de barils de pétrole par jour sur notre territoire. Cette infrastructure traversera nombre de terres agricoles et forestières et nous avons de bonnes raisons de croire que les dangers pour l’environnement sont réels et que l’activité agricole y sera également entravée.

En 1978, les Québécois se dotaient de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA). Devant une ressource collective non renouvelable et face à l’importance de nourrir notre population, les élus du temps croyaient nécessaire de protéger la zone agricole de l’effritement et de la spéculation. Force est de constater que le projet de TransCanada s’avère contraignant quant au respect de cette loi. En effet, sur plus de cent kilomètres en Mauricie, des infrastructures seront enfouies dans le sol et deux stations de pompage seront installées sur notre territoire, brimant l’accès et le plein usage des terres de plusieurs dizaines d’entreprises agricoles et forestières.

D’autre part, cet oléoduc ne traversera pas moins de dix rivières en Mauricie. À ce titre, une étude récente de Polytechnique Montréal relevait que le passage de cette infrastructure sur huit de ces rivières était à « risque élevé » en raison notamment des glissements de terrain. La population peut-elle courir le risque d’un déversement dans ses cours d’eau potable?

L’entretien des infrastructures et la responsabilité civile en cas de désastres soulèvent encore beaucoup de questions non résolues. Qui sera responsable en cas de déversements? Quel type de dédommagement sera-t-il octroyé à nos producteurs en cas de sinistres? Qui entretiendra cette infrastructure une fois sa durée de vie terminée (40 ans)?

On nous dira que c’est pour le développement économique du pays. Eh bien étant donné que la filière bioalimentaire mauricienne représente 7 % de toute l’activité économique de la région et que nous occupons 16 % du marché de l’emploi en Mauricie, une fois cette tuyauterie installée, les faibles 33 emplois promis par TransCanada pour le Québec entier ne semblent guère satisfaire nos intérêts économiques. Dans quarante ans la production agricole existera encore. Assurons-nous de protéger la qualité de nos sols et de nos cours d’eau.

Si nous voulons être cohérents avec les récentes visées du gouvernement du Québec quant à la réduction des hydrocarbures, pourquoi ne pas exploiter et développer notre potentiel hydroélectrique, celui qui caractérise si bien notre région? Voilà une vraie perspective de développement régional : une énergie propre au profit d’une agriculture et d’une foresterie pérenne.


29
avril
2016

iStock_000013279161XSmall

Notre très dévoué gouvernement du Québec en matière d’agriculture — et vous comprendrez ici mon ironie — a annoncé dernièrement le transfert de la gestion du Programme de crédit de taxes foncières agricoles au ministère du Revenu. Depuis des années, ce pilier du modèle agricole québécois a favorisé l’établissement dans des productions diversifiées sur l’ensemble du territoire.

Bien que peu importe qui administre ou non ce programme, les changements y étant associés sont plus que préoccupants. Sans entrer dans une gymnastique complexe telle que le gouvernement nous a habitués dans l’administration de ses programmes, il appert que l’harmonisation du taux de remboursement, dorénavant établi à 78 %, représentera une hausse moyenne de 30 % à 40 % de la facture pour nos producteurs agricoles. Exclusion des taxes scolaires, abolition du crédit pour les premiers 300 $ de taxation, ne sont que quelques nouvelles mesures associées à la refonte de ce programme.

Le gouvernement est pressé pour la mise en fonction de cette réforme. Effectivement, il a comme visé janvier 2017 pour son application. Va-t-il profiter une fois de plus du « bâillon » pour faire adopter ces changements à l’Assemblée nationale? Rappelons que cette procédure d’exception est utilisée par le gouvernement pour faire adopter une loi controversée ou urgente en diminuant le temps nécessaire aux discussions. Nous verrons bien s’il utilisera cette stratégie.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Nos voisins de l’Ontario ont d’ailleurs une procédure beaucoup plus digeste administrativement et d’autant plus réaliste de l’évaluation de la valeur foncière des terres. En effet, les municipalités fixent elles-mêmes le taux d’impôt foncier dans le respect de la valeur préférentielle et ces mêmes terres sont évaluées selon leur capacité de produire; leur valeur agronomique. Bien trop simple pour nous… voyons!

Encore une fois, on refile la facture aux producteurs qui se dévouent corps et âmes pour assurer la viabilité de leur entreprise pour le bien commun : nourrir la population. Histoire de paraphraser un confrère : bientôt, on mangera de l’asphalte!








L'up@ricie Web