31
octobre
2016

Le 27 septembre, la Ville de La Tuque avait convié toutes les personnes intéressées à l’agriculture à une soirée d’information. Il s’agissait du lancement de la démarche de réalisation du Plan de développement de la zone agricole (PDZA). M. Claude Gagnon, producteur agricole et forestier ainsi que conseiller municipal avait bien préparé le terrain en vue de cette soirée. En effet, quelques jours auparavant, il avait accompagné son maire pour une tournée d’entreprises. « J’ai 70 ans, je suis maire depuis longtemps et j’ai vu des choses que je n’avais jamais vues sur mon territoire! » a-t-il déclaré en ouverture de la rencontre.

En cela, la démarche du PDZA venait d’atteindre un premier objectif : faire connaître et reconnaître le secteur agricole comme un joueur clé de l’occupation du territoire, en mesure de valoriser les ressources locales, de créer des emplois et de retenir davantage de jeunes dans nos milieux ruraux. La démarche de concertation, étroitement liée à l’élaboration du PDZA, à n’en pas douter, fournira un élan pour le développement des activités agricoles et forestières.


12
avril
2016

pipeline

La zone agricole, un tout petit 2 % du territoire du Québec, est déjà traversée de toute part par les pylônes et les postes de transformation d’Hydro-Québec, des gazoducs, des éoliennes, des câbles de télécommunication, des tours pour la téléphonie sans fil, des chemins de fer et, de plus, se voit grignoter annuellement par l’étalement urbain. Pour un territoire qui doit d’abord servir à nourrir la population…

Nous sommes toutefois devant un projet d’une ampleur sans précédent : le déploiement d’un oléoduc par lequel transiteront 400 millions de barils de pétrole par année. Implanté au Québec sur plus de 700 km, ce tuyau d’un diamètre de 42 pouces passera à travers 550 km de champs et de forêts, en zone agricole. Les municipalités rurales, les grandes villes du Québec, des dizaines de comités de citoyens, les partis politiques, les chambres de commerce, bref tout le Québec est à se positionner concernant ce controversé projet de transport du pétrole provenant des sables bitumineux de l’Alberta.

C’est dans ce contexte qu’en octobre dernier, lors de son congrès régional annuel, la FUPAM a pris position. Invoquant les risques environnementaux majeurs et régulièrement répertoriés pour des ouvrages semblables en Amérique, le passage de cet oléoduc sous toutes les rivières importantes de la région et l’absence de garanties suffisantes de la part du promoteur concernant les risques de déversements, les producteurs et productrices ont adopté une résolution contre le projet d’oléoduc d’Énergie Est.

Le Syndicat de l’UPA de Maskinongé, de même que les municipalités de Louiseville, Saint-Justin et Saint-Étienne-des-Grès ont, au cours des derniers mois, pris des positions similaires.

À l’instar de nos voisins de Lanaudière, la FUPAM déposera un mémoire lors des audiences du BAPE qui se tiendront à Trois-Rivières en mai prochain.  Nous utiliserons cette tribune afin de démontrer que les inconvénients dépassent largement les avantages concernant la présence d’une telle infrastructure en zone agricole, et ce, durant son implantation, pendant les quarante années de son exploitation et même après la cessation des activités de cet oléoduc­.


12
avril
2016

saaea_bilan

Le 1er avril dernier, les partenaires du Service d’accompagnement sur l’avenir des entreprises agricoles de la Mauricie dévoilaient leur bilan devant une centaine de participants. Mis sur pied à l’été 2015, ce projet-pilote visait à mieux connaître les besoins des producteurs agricoles de 55 ans et plus, afin de les outiller pour planifier l’avenir de leur entreprise. L’objectif initial de rencontrer individuellement 20 entreprises a été plus que doublé, confirmant l’hypothèse de départ qu’il y a un réel besoin d’accompagnement. Animé avec brio par l’ex-animateur de l’émission La semaine verte, M. Errol Duchaine, cet événement a permis à une quinzaine de productrices et producteurs de témoigner de leur réalité. La fiscalité, la sécurité financière, le désir de continuité, les étapes à franchir, le nouvel équilibre familial et l’absence de relève sont tous des éléments qui soulèvent des questionnements, mais surtout, qui mettent en lumière une panoplie de scénarios possibles.

Résultant d’une concertation de plusieurs partenaires, cette initiative régionale témoigne d’une forte mobilisation à la hauteur de l’enjeu. Parmi ces partenaires, mentionnons le Plan de développement de l’agriculture et l’agroalimentaire de la Mauricie, l’UPA Mauricie, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, le Réseau Agriconseils Mauricie ainsi que les MRC de Maskinongé et des Chenaux.

Cette mobilisation est aussi un message fort qui contribuera à donner confiance à la relève.  Soulignons qu’étaient présents à cet événement, plusieurs décideurs économiques des secteurs municipaux et ministériels. Reste à souhaiter que nous ayons l’élan nécessaire pour que d’un projet-pilote, nous passions au déploiement d’un véritable Service d’accompagnement sur l’avenir des entreprises agricoles.  Les efforts des neuf derniers mois n’auront ainsi pas été vains…


12
avril
2016

lac-st-pierreLe lac Saint-Pierre est un milieu soutenant une biodiversité d’une richesse exceptionnelle. Sur environ 50 000 ha, on y recense 70 % des espèces d’oiseaux et de poissons d’eau douce du Québec, l’une des plus importantes haltes migratoires aviaires de l’est du Canada et la plus grande héronnière en Amérique du Nord. Des oiseaux et des poissons, mais aussi des humains : le bassin versant du Lac Saint-Pierre englobe 654 municipalités!  Véritable mer intérieure, au cœur de plusieurs pôles urbains, bordé par une autoroute, dragué pour l’aménagement du chenal, son littoral a été façonné par les activités humaines, y compris les activités agricoles.

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29
mars
2016

Pour cette occasion, le populaire groupe de musique Les Cowboys Fringants ont décidé de faire tout un cadeau à la ville : financer un projet de plantation de  375 000 arbres sur l’île de Montréal et dans les régions avoisinantes.

Sollicitée comme partenaire, l’Union des producteurs agricoles a accepté de prendre en charge un bloc de 100 000 arbres à planter en zone agricole.  Cinq fédérations régionales (Lanaudière, Laurentides, Centre-du-Québec, Montérégie et Mauricie) sont impliquées. Ici en région, les 400 entreprises du secteur Maskinongé pourront s’associer à cette action. Concrètement, ce projet se déploie en 2016 et 2017.

Si vous êtes producteur ou productrice agricole et vous souhaitez planter un minimum de 500 arbres, proposez votre projet de plantation d’ici le 22 avril 2016. Les projets retenus se verront octroyer 5 $ par arbre planté. Vous devez vous approvisionner en arbres auprès de pépinières privées.

Depuis quelques années, en étroite collaboration avec les organismes de bassin versant, des plantations d’arbres se réalisent. Des kilomètres de bandes riveraines et de haies brise-vent, des reboisements de coulées, des entretiens de boisés de fermes sont en train, graduellement, de modifier les paysages agricoles. Des arbres, il s’en est beaucoup coupés, il s’en replante et s’en replantera beaucoup!

D’ici 2017, plus de 7 000 fermes à l’échelle provinciale pourront participer à cette grande opération de verdissement du Québec. Le Syndicat de l’UPA de Maskinongé a répondu présent! Pour en savoir davantage ou pour faire part d’un projet, n’hésitez pas à contacter vos élus ou passez un coup de fil à la FUPAM.

On peut déposer sa candidature afin de bénéficier du programme en remplissant le formulaire d’inscription directement sur le site Internet du programme.

Pour connaître les modalités du programme, cliquez ici.


1
mars
2016

Ces derniers mois, plusieurs propriétaires d’entreprises agricoles ont été rencontrés pour être guidés dans leur choix, les faire réfléchir à leur avenir, les orienter vers divers scénarios de planification du transfert de leur patrimoine.

Dans la foulée du renouvellement et de la consolidation de ce nouveau service d’accompagnement, vous êtes invités à une rencontre régionale le 1er avril prochain dès 9 h 30 au Club de golf Métabéroutin. Au menu de cette rencontre : bilan des résultats et perspectives, témoignages de personnes ayant bénéficié du service, témoignages sur divers scénarios de transfert et conférence sur les banques de terre, le projet Relève dans la MRC des Chenaux, etc.

Inscription au coût de 40 $ (intervenants) et 25 $ (relève et producteurs) en ligne ou par téléphone au  819 378-4033.

Concernant le transfert de ce précieux patrimoine entrepreneurial, l’avenir est à ceux qui planifient tôt!

Au plaisir de vous rencontrer!








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