28
novembre
2013

C’est au pays de Fred Pellerin, à Saint-Élie-de-Caxton, que l’on retrouve une nouvelle culture tout à fait adaptée à cette contrée fantastique : le safran. C’est dans le pays des Mille et une nuits, en Perses, qu’on retrouve les premières traces de l’utilisation de cette épice que l’on qualifie d’ « or rouge ». 5 000 ans plus tard, on ne s’étonne guère de la trouver dans ce village de contes et légendes. Serait-ce un retour aux sources pour cette épice rare et mystérieuse ?

PurSafran

«Notre safranière est la première à s’installer au Canada », explique Nathalie Denault, présidente de l’entreprise Pur Safran. « Quoi qu’on en pense, cette délicate fleur, qui porte en son centre un précieux trésor, a besoin du froid pour se développer et fleurir. Aussi, le Québec offre un sol propice pour cette culture tant pour la qualité de la terre que pour l’épaisse couche de neige qui protège les bulbes en saison hivernale», complète Mme Denault.

Le safran est obtenu par la déshydratation du pistil du Crocus Satinus. Le genre « crocus » compte environ 80 espèces, mais seul le Satinus produit le safran. Cette épice aux mille vertus est très recherchée en gastronomie. Ses qualités d’aromate et de colorant valent leur pesant d’or. Le prix d’un gramme de safran oscille autour de 60$ sur le marché. Bien que la production demeure modeste en cette première année d’opération, la reproduction des bulbes laisse envisager une production de 600 à 700 g de safran pur dès l’an prochain. Sa grande valeur est due au prix du travail de l’humain puisque la culture du safran se fait entièrement à la main, dans le respect de la tradition.

« En plus des produits dérivés (safran pur, produits safranés, bulbes, etc.) offerts à notre boutique à la ferme, nous souhaitons devenir un site agrotouristique incontournable en Mauricie », souligne Mme Denault. Elle invite également la population à visiter le site Internet et la boutique en ligne au www.pursafran.com.

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