16
septembre
2015

Agriculteurs, agricultrices, la période électorale fédérale actuelle est le moment de faire connaître nos attentes à nos futurs leaders. Force est de constater que l’agriculture est relayée à un rôle mineur dans le discours des politiciens. Nous exigeons des engagements clairs des partis politiques représentés afin que notre regroupement puisse se positionner de manière franche sur ce qui nous sera offert dans les prochains mois et années. Faisons connaître nos attentes.

Plusieurs dossiers de juridiction fédérale ont été traités dans les derniers mois. Pensons notamment à la gestion de l’offre qui a été passablement malmenée dans les négociations du Partenariat transpacifique (PTP) toujours en cours. La campagne électorale est le moment de réitérer nos positions fermement pour que le futur gouvernement prenne les choses en main et fasse connaître haut et fort aux autres pays impliqués dans ces négociations que l’intégralité de la gestion de l’offre est là pour rester au Canada. Les élus doivent s’assurer que les conditions d’accès au marché soient égales, sinon meilleures que les autres pays membres du PTP.

La question de la sécurité du revenu a également fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps. Nos dirigeants doivent comprendre que l’agriculture est un secteur à risque (volatilité des prix, marchés mondiaux, aléas météorologiques, ennuis de cultures, maladies, etc.) Les producteurs eux-mêmes gèrent au mieux les risques liés à la profession, mais certains ne peuvent être contrôlés, tels que les catastrophes météorologiques. Les producteurs s’attendent que les élus, tant provinciaux que fédéraux, offrent des programmes adaptés pour que les entreprises puissent être compensées de manière équitable en fonction des revenus qu’elles génèrent. L’UPA souhaite également que des programmes spécifiques pour la relève agricole soient mis en place afin d’assurer la pérennité de notre secteur économique.

Les producteurs agricoles doivent être en mesure d’avoir, dans les temps, accès à de la main-d’œuvre qualifiée pour les travaux à la ferme. Il importe que le gouvernement canadien mette en place des mesures souples et facilitantes afin de compter sur la main-d’œuvre requise lorsque nécessaire. Les récents déboires des producteurs de pommes du Québec pour l’accès aux producteurs étrangers ne sont qu’un exemple probant de la difficile bureaucratie liée à ce programme. Il en va de même de la refonte de l’assurance-emploi qui ne fait que gêner de plus en plus la rétention des travailleurs en production agricole.

Il ne faudrait également pas passer sous silence le soutien à la recherche et au développement du secteur agricole dont le soutien financier des gouvernements est d’importance pour la compétitivité économique du secteur agricole. Enfin, que dire des infrastructures de transport d’énergie dont plusieurs producteurs agricoles et forestiers feront les frais par un empiètement sur leurs terres.

Pour connaître la position des différents partis politiques sur ces questions, la Fédération organisera, à ses bureaux, une rencontre avec les candidats en lice dans la course électorale fédérale. Suite à cette rencontre, la Fédération fera connaître le fruit des discussions sur ce blogue. Tenez-vous au courant pour faire un choix éclairé!

Le gouvernement fédéral a l’obligation d’écouter et de respecter les 42 000 agriculteurs et agricultrices qui font la force du Québec. Nos 29 000 entreprises agricoles contribuent à des recettes commerciales annuelles de l’ordre de 8,3 G$. Les producteurs de la Mauricie contribuent à la vivacité de l’industrie agricole et agroalimentaire. Les gouvernements ne peuvent plus nous ignorer! Les producteurs mauriciens veulent du concret pour la sauvegarde de notre industrie. Il en va de la vitalité économique de la région. Politiciens : soutenir l’agriculture, c’est faire un investissement rentable!

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