14
mai
2014

Si les producteurs de bovins, de cultures commerciales et de porcs ont parfois des différends sur le partage des aides gouvernementales, l’heure est maintenant à la concertation. Avec l’arrivée d’un nouveau gouvernement, et à l’aube du renouvellement de l’entente avec La Financière agricole du Québec (FADQ), les principales productions sous ASRA de la Mauricie souhaitent sauvegarder un modèle agricole axé sur le respect des coûts de production, et accepté socialement.

Fondée en 2009, la Coalition des productions sous ASRA a vu le jour en Mauricie afin de regrouper les productions sous ASRA pour parler d’une seule voix. Pour M. André Auger, président du Syndicat des producteurs de porcs de la Mauricie, « il ne sert à rien d’aller défendre notre point de vue chacun de notre côté face au gouvernement. Il faut travailler ensemble et faire front commun, car plus on est unis, plus on est forts ».

André Auger (SPPM), Mylène Bourgeois (FUPAM), Claude Chartier (SPCCM) et Steve Beaudry (SPBM)

André Auger (SPPM), Mylène Bourgeois (FUPAM), Claude Chartier (SPCCM) et Steve Beaudry (SPBM)

Tous s’entendent pour que les programmes de sécurité du revenu soient établis en fonction d’un revenu stabilisé selon une notion de coût de production. Ces programmes doivent permettre la pérennité des entreprises agricoles et le maintien d’une agriculture diversifiée, prospère, durable et répartie sur l’ensemble du territoire agricole québécois. Les paramètres pris en compte pour calculer le coût de production doivent être revus et ainsi mieux adaptés aux réalités sectorielles.

M. Claude Chartier, président du Syndicat des cultures commerciales de la Mauricie, souhaite vivement « faire décoller partout au Québec » le mouvement initié en Mauricie. Il souligne que « nous avons des préoccupations et des revendications communes. Nous devons les défendre ensemble. »

La Coalition a été mise en place principalement pour défendre l’ASRA, mais également pour d’autres programmes. « Certaines entreprises composent présentement avec des conditions financières précaires et difficiles. Certains programmes gouvernementaux sont disponibles afin d’aider ces entreprises, mais ils sont parfois mal adaptés à la réalité des entreprises agricoles des régions »,  précise Steve Beaudry, administrateur du Syndicat des producteurs de bovins de la Mauricie.

L’idée est de se concerter afin de conserver un programme d’ASRA en lien avec les besoins des secteurs de ces productions et de bien faire comprendre à tous les réalités propres à chacune des productions sous ASRA afin qu’elles soient prises en compte lors des réflexions en cours. Ces réalités doivent pouvoir exercer un rôle actif dans l’orientation des discussions à la Table sur la sécurité du revenu et les outils financiers et à la Table de coordination des productions sous ASRA de la Confédération. Les producteurs comprennent l’importance d’améliorer la rentabilité de leur entreprise, mais ces efforts ne doivent pas être pénalisés par des coupures, et ainsi fragiliser davantage le secteur. Rappelons que le MAPAQ doit réévaluer ses programmes de sécurité du revenu en prévision du renouvellement de l’enveloppe budgétaire prévu en 2015.








L'up@ricie Web