17
septembre
2015

stegenevieveLes scientifiques l’avaient prévu: l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère perturbe le climat.  Au-delà des lentes et graduelles augmentations de la température de la planète, de la fonte des glaciers ou de l’augmentation du niveau de la mer, nous pouvons déjà observer, à notre échelle plus locale, des changements : épisodes  de froid sibérien plus longs en hiver, printemps plus tardif, davantage de journées au-delà de 30°C en été, automne magnifiquement prolongé…

La semaine dernière, un producteur me parlait des « coups d’eau » plus fréquents. Pas nécessairement qu’il pleut davantage qu’avant, mais qu’il pleut différemment. En effet, la fréquence et l’intensité des pluies orageuses augmentent à mesure que le climat se réchauffe: une même quantité d’eau tombe en moins de temps.

Parmi les nombreux effets résultant d’une pluie diluvienne, soulignons le gonflement des cours d’eau, donc l’augmentation de la vitesse d’écoulement de l’eau.  Une masse d’eau se déplaçant à plus grande vitesse entraîne nécessairement avec elle plus de particules de sol et provoquera davantage de décrochages de berges. Conséquemment, la sédimentation des cours d’eau s’en trouvera accélérée. Ainsi, des creusages/nettoyages de cours d’eau qui étaient nécessaires à tous les 8 ou 10 ans pourront s’avérer insuffisants. De même, des excès d’eau ponctuels sont dévastateurs en agriculture de par leur impact direct sur les cultures, sur le ruissellement, sur l’érosion des sols, sur la pollution diffuse des eaux de surface.

Dans un contexte où l’entretien des cours d’eau est déjà problématique, portant de plus en plus souvent atteinte à l’efficacité du drainage des terres, il se pourrait que nous soyons mal préparés à ce qui s’en vient dans un futur pas si lointain.

Il est essentiel d’intégrer les changements climatiques dans la planification de l’aménagement du territoire, incluant la gestion des cours d’eau à l’échelle des bassins versants.

Au fil des décennies, le monde agricole a toujours fait preuve une grande capacité d’adaptation. C’est précisément de cette force dont nous aurons grand besoin pour face à l’évolution du climat


4
septembre
2014

LSP_Aerien

D’une superficie de 50 000 ha (30 km de long par 13 km de large), le Lac Saint-Pierre constitue un milieu exceptionnel. Il abrite plus de 70 % des espèces d’oiseaux et de poissons d’eau douce du Québec. Il s’agit d’une des plus importantes haltes migratoires aviaires de l’est du Canada (sauvagines, oies, bernaches…) et de la plus grande héronnière en Amérique du Nord. Pas étonnant qu’en 2001, l’UNESCO ait désigné ce joyau de diversité comme Réserve mondiale de la Biosphère.

Des oiseaux et des poissons oui, mais aussi des humains: le bassin versant du Lac Saint-Pierre, c’est-à-dire la superficie drainée par celui-ci, englobe 654 municipalités!  Au cœur de plusieurs pôles urbains et industriels et bordé par l’autoroute 40, son littoral, sur ses rives sud et nord, a été façonné par les activités humaines. Depuis plus de 150 ans, des activités agricoles se déploient sur les sols fertiles des basses terres du St-Laurent, occupant plus de 50 000 ha en bordure du Lac Saint-Pierre.

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