15
décembre
2014

TransCanada Pipelines poursuit l’élaboration de son projet d’oléoduc Énergie Est pour le transport de 1,2 million de barils de pétrole par jour entre Régina et St. John, NB en longeant la rive nord du Saint-Laurent. Bon nombre de terres agricoles et forestières sont touchées par ce projet. Si TransCanada émet le souhait de s’entendre avec les propriétaires concernés, force est de constater que l’entreprise possède la marge de manœuvre légale pour assurer le passage de son oléoduc. Soulignons que ce projet a été déposé le 30 octobre dernier à l’Office national de l’Énergie (ONE), organisation dont la mission est de participer de façon active et efficace à la poursuite d’un avenir énergétique durable au Canada en considérant les facteurs économiques, environnementaux et sociaux dans son processus décisionnel.

Dès l’annonce des intentions de TransCanada à l’hiver 2013, l’Union des producteurs agricoles a joué son rôle de leader dans la protection des intérêts des producteurs agricoles et forestiers. Rapidement, une table de travail s’est mise sur pied pour établir une base de négociation afin de dédommager les producteurs touchés. Le 18 novembre dernier, un rapport était déposé au comité exécutif de l’Union afin d’exposer des recommandations pour amorcer les négociations avec TransCanada. Ces pourparlers ont débuté le 5 décembre dernier et visent notamment ces objectifs : le versement de redevances annuelles aux producteurs touchés ainsi qu’aux générations qui leur succéderont, la mise sur pied d’un fonds d’un milliard de dollars afin de parer à des désastres environnementaux et l’intervention d’un tribunal administratif neutre en cas de litige entre certains propriétaires terriens et l’entreprise.

L’Union prévoit être en mesure de communiquer les fruits de cette négociation au plus tard aux printemps 2015 et souhaite qu’une entente soit conclue à la clôture des audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). L’Union veille à ce que les droits et les intérêts des producteurs agricoles et forestiers soient respectés pendant, avant et après le déploiement de ce projet, notamment sur les aspects économiques et environnementaux.

Nous sommes conscients que certains producteurs peuvent avoir des inquiétudes quant au déroulement des négociations, mais soyez assurés que la force du nombre permettra d’obtenir une entente équitable et cohérente tant pour les générations présentes que futures. Nous mettons en garde les producteurs agricoles et forestiers de tomber sous le charme de groupes indépendants d’avocats n’ayant pas les objectifs de l’Union, fondés sur l’approche collective et la sauvegarde de l’environnement.

La situation vous préoccupe? Pour toute question ou de plus amples détails, nous vous invitons à prendre contact avec Michel Tessier à la Fédération de l’UPA de la Mauricie 819 378-4033 #244 ou par courriel au mtessier@upa.qc.ca.


10
novembre
2014

À la lecture de la Presse du 29 octobre dernier, certains constats du rapport préliminaire de la Commission permanente de révision des programmes, présidée par Mme Robillard, me sont apparus préoccupants. Selon ce rapport, les contribuables québécois paieraient trop d’impôt en programmes agricoles et des économies seraient facilement réalisables en sabrant dans certains programmes. J’estime que ces constats relèvent d’une mauvaise compréhension de ce qu’apporte l’agriculture pour les régions. De l’avis des économistes, le secteur agricole et agroalimentaire est un levier économique d’importance au Québec. L’agriculture permet une occupation dynamique du territoire, fait vivre plusieurs municipalités et est génératrice d’emploi. En Mauricie, l’agriculture c’est une zone agricole décrétée de 83 000 hectares, 1 000 entreprises et des revenus générés de l’ordre de 276 millions (MAPAQ, 2010). Comment pouvons-nous, producteurs agricoles, changer ces perceptions?

En cette période de changements structurels à notre économie, le secteur agricole doit être considéré, à juste titre, comme un acteur clé dans le développement régional et il doit être supporté à sa juste mesure. Le producteur agricole est un entrepreneur, un créateur de richesse. Approprions-nous ce rôle qui nous revient. Pour ce faire, allons à la rencontre de nos intervenants et de nos élus afin qu’ensemble, nous envisagions les meilleures avenues pour l’essor de la Mauricie. Pour un développement sectoriel cohérent, nous devons travailler de concert avec les intervenants du milieu agricole, et des autres secteurs économiques. Inscrivons-nous dans les démarches d’accompagnement entrepreneuriales. Augmentons nos présences dans les divers regroupements de gens d’affaires. Encourageons la mise en commun de l’expertise et des ressources.

Nous connaissons mieux que personne les particularités de notre territoire. Soyons rassembleurs et initions des projets collectifs et structurants. À ce titre, prenons exemple sur la ferme Boréale Lac-Édouard qui donne une nouvelle vie au Sanatorium de Lac Édouard à La Croche. Cet inspirant projet, appuyé par plusieurs intervenants du milieu, est l’œuvre de trois entrepreneurs audacieux. En plus d’approvisionner le marché en fraises dans une période creuse de l’été, une effervescence s’organise autour d’une agriculture de proximité. Une vision partagée de développement qui vaut la peine d’être soulignée.

C’est dans cette perspective que la Fédération de l’UPA de la Mauricie déploie son action. Il n’y a pas de grands ou de petits projets. Il n’y a que des promoteurs qui se mettent en action et qui investissent. Chacun a son importance et chacun contribue au dynamisme économique de son secteur. Le gouvernement doit comprendre que sabrer dans les programmes agricoles, c’est fragiliser le développement économique des régions. Il importe que L’Union et ses élus participent à ces actions de concertation nécessaire à la réussite des initiatives agricoles, mais qu’également nos gens d’affaires, nos producteurs, portent ce même discours. C’est ainsi que nous pourrons positionner, aux yeux de nos dirigeants, l’agriculture comme un développeur économique incontournable en Mauricie. Les opportunités sont là, saisissons-les.


16
juillet
2014

Le 9 juillet dernier, La Financière agricole du Québec (FADQ) annonçait, dans une lettre aux producteurs touchés, qu’elle suspend son programme Agri-Québec aux productions couvertes par l’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) et aux productions sous gestion de l’offre. La Financière souhaite ainsi mettre un frein à l’augmentation des sommes que représente l’arrimage cumulé dans les programmes de sécurité du revenu. Cette formule d’arrimage cumulé nuit à certaines productions quant à la possibilité de recevoir une indemnisation de l’ASRA. Dans la lettre qui a été acheminée aux producteurs, la FADQ laissait entendre que cette décision était intervenue avec l’accord de l’Union, propos qu’il importe de nuancer. Aussi, la situation est sensible et il importe de remettre quelques notions en contexte. À ce titre, je vous invite à consulter cet article paru dans La Terre de chez nous.

À l’origine, le programme Agri-Québec a été conçu afin d’améliorer la capacité des entreprises issues des secteurs non couverts par l’ASRA et hors gestion de l’offre à autogérer leurs risques agricoles. Finalement, afin d’en faciliter l’administration, il a été convenu que ce programme soit orchestré de la même manière qu’Agri-investissement, c’est-à-dire qu’il soit offert également aux productions sous ASRA en prenant en compte que, selon un calcul théorique, les montants hypothétiquement versés par Agri-Québec (selon le calcul des VNA [ventes nettes ajustées]) soient réduits de l’équivalent lors d’une contribution de l’ASRA, et ce, pour chaque production (arrimage). Grosso modo, dans certaines productions, les règles de calcul pour l’application de cet arrimage créent de l’iniquité et fragilisent des entreprises en démarrage ou en croissance en les privant de l’accès à une protection en cas de diminution des prix du marché.

Bref, La Financière souhaite mettre un terme à cette problématique et a demandé aux productions sous ASRA de faire le choix d’un seul programme, et ce, dès septembre. Devant ce court laps de temps pour que ses affiliés se positionnent, l’Union a demandé des mesures d’atténuation, notamment le report d’un an pour le choix du programme. L’UPA a obtenu ce report. Ce report était d’autant plus important qu’un Groupe de travail sur la sécurité du revenu doit faire des recommandations à l’automne 2014 au ministre de l’Agriculture pour une adaptation et une bonification des programmes de sécurité du revenu, dont l’ASRA. Donc, une fois les programmes ficelés de manière définitive, les productions pourront ainsi évaluer de façon éclairée le programme le plus bénéfique pour elles.

Rappelons que la position de l’Union dans ce dossier est d’obtenir une bonification des programmes de sécurité du revenu pour tous les producteurs. La formulation de la lettre acheminée aux producteurs laissait entendre que l’UPA était partie prenante de cette décision de la Financière agricole du Québec. Cette information, dénuée de son contexte, a pu créer du mécontentement dans certaines productions. Notons que certaines productions voyaient des avantages à pouvoir contribuer aux deux programmes.

Ce bref topo visait à vous exposer une situation complexe au sein de l’Union. Nos élus sont d’ailleurs mobilisés pour informer au  mieux nos producteurs agricoles sur ce dossier d’importance. Nous suivons de près l’évolution de ce dossier.


24
mars
2014

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Le désormais traditionnel brunch de l’assemblée générale annuelle 2013 de la Fédération de l’UPA de la Mauricie s’est tenu le dimanche 23 mars à la Base de plein air Ville-Joie. L’événement a attiré plus d’une centaine de producteurs agricoles venus festoyer autour des grandes réalisations de leur Union en 2013.

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7
mars
2014

Les origines du mot démocratie viennent du mot grec dêmos « peuple » et kratos « puissance ». La démocratie suggère la liberté de proposer, de suggérer, de s’opposer. À la Fédération, la démocratie permet à ses membres de prendre la parole afin de participer concrètement à la vitalité du patrimoine agricole mauricien et, à ce titre, les tribunes sont nombreuses : assemblées générales annuelles, congrès de secteur, journées de formation et d’information. Vous avez été nombreux, cette année encore, à vous inscrire concrètement dans la gouvernance de l’Union. À ce titre, je vous souhaite nombreux à l’assemblée générale annuelle de la Fédération qui aura lieu le 23 mars prochain pour célébrer nos grandes réalisations de l’année et discuter des enjeux de l’heure. C’est ainsi qu’ensemble, nous répondrons au premier engagement d’une véritable démocratie : le sens de la communauté.

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7
janvier
2014

Certains diront que j’ai de bien grands souliers à chausser! Effectivement, Martin Caron – maintenant à la 2e vice-présidence à la Confédération – a marqué le monde agricole régional. Il lui a apporté sa couleur, il y a exercé un leadership hors du commun. Lui succéder ne relève donc pas de l’évidence. S’il n’y avait qu’une chose que je devais retenir de Martin, ce serait cette parole : « Ma réussite, je la dois à l’équipe : chacun a su donner le mieux de sa personne pour le développement de l’agriculture en Mauricie. » Eh bien, c’est fort de cet enseignement que je chausserai mes propres souliers. La couleur de ma présidence sera donc celle du travail collectif, de la force de l’équipe et de la continuité vers les grandes orientations qu’ensemble, producteurs agricoles et forestiers, nous nous sommes fixées! Lire la suite








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