12
avril
2016

pipeline

La zone agricole, un tout petit 2 % du territoire du Québec, est déjà traversée de toute part par les pylônes et les postes de transformation d’Hydro-Québec, des gazoducs, des éoliennes, des câbles de télécommunication, des tours pour la téléphonie sans fil, des chemins de fer et, de plus, se voit grignoter annuellement par l’étalement urbain. Pour un territoire qui doit d’abord servir à nourrir la population…

Nous sommes toutefois devant un projet d’une ampleur sans précédent : le déploiement d’un oléoduc par lequel transiteront 400 millions de barils de pétrole par année. Implanté au Québec sur plus de 700 km, ce tuyau d’un diamètre de 42 pouces passera à travers 550 km de champs et de forêts, en zone agricole. Les municipalités rurales, les grandes villes du Québec, des dizaines de comités de citoyens, les partis politiques, les chambres de commerce, bref tout le Québec est à se positionner concernant ce controversé projet de transport du pétrole provenant des sables bitumineux de l’Alberta.

C’est dans ce contexte qu’en octobre dernier, lors de son congrès régional annuel, la FUPAM a pris position. Invoquant les risques environnementaux majeurs et régulièrement répertoriés pour des ouvrages semblables en Amérique, le passage de cet oléoduc sous toutes les rivières importantes de la région et l’absence de garanties suffisantes de la part du promoteur concernant les risques de déversements, les producteurs et productrices ont adopté une résolution contre le projet d’oléoduc d’Énergie Est.

Le Syndicat de l’UPA de Maskinongé, de même que les municipalités de Louiseville, Saint-Justin et Saint-Étienne-des-Grès ont, au cours des derniers mois, pris des positions similaires.

À l’instar de nos voisins de Lanaudière, la FUPAM déposera un mémoire lors des audiences du BAPE qui se tiendront à Trois-Rivières en mai prochain.  Nous utiliserons cette tribune afin de démontrer que les inconvénients dépassent largement les avantages concernant la présence d’une telle infrastructure en zone agricole, et ce, durant son implantation, pendant les quarante années de son exploitation et même après la cessation des activités de cet oléoduc­.


15
décembre
2014

TransCanada Pipelines poursuit l’élaboration de son projet d’oléoduc Énergie Est pour le transport de 1,2 million de barils de pétrole par jour entre Régina et St. John, NB en longeant la rive nord du Saint-Laurent. Bon nombre de terres agricoles et forestières sont touchées par ce projet. Si TransCanada émet le souhait de s’entendre avec les propriétaires concernés, force est de constater que l’entreprise possède la marge de manœuvre légale pour assurer le passage de son oléoduc. Soulignons que ce projet a été déposé le 30 octobre dernier à l’Office national de l’Énergie (ONE), organisation dont la mission est de participer de façon active et efficace à la poursuite d’un avenir énergétique durable au Canada en considérant les facteurs économiques, environnementaux et sociaux dans son processus décisionnel.

Dès l’annonce des intentions de TransCanada à l’hiver 2013, l’Union des producteurs agricoles a joué son rôle de leader dans la protection des intérêts des producteurs agricoles et forestiers. Rapidement, une table de travail s’est mise sur pied pour établir une base de négociation afin de dédommager les producteurs touchés. Le 18 novembre dernier, un rapport était déposé au comité exécutif de l’Union afin d’exposer des recommandations pour amorcer les négociations avec TransCanada. Ces pourparlers ont débuté le 5 décembre dernier et visent notamment ces objectifs : le versement de redevances annuelles aux producteurs touchés ainsi qu’aux générations qui leur succéderont, la mise sur pied d’un fonds d’un milliard de dollars afin de parer à des désastres environnementaux et l’intervention d’un tribunal administratif neutre en cas de litige entre certains propriétaires terriens et l’entreprise.

L’Union prévoit être en mesure de communiquer les fruits de cette négociation au plus tard aux printemps 2015 et souhaite qu’une entente soit conclue à la clôture des audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). L’Union veille à ce que les droits et les intérêts des producteurs agricoles et forestiers soient respectés pendant, avant et après le déploiement de ce projet, notamment sur les aspects économiques et environnementaux.

Nous sommes conscients que certains producteurs peuvent avoir des inquiétudes quant au déroulement des négociations, mais soyez assurés que la force du nombre permettra d’obtenir une entente équitable et cohérente tant pour les générations présentes que futures. Nous mettons en garde les producteurs agricoles et forestiers de tomber sous le charme de groupes indépendants d’avocats n’ayant pas les objectifs de l’Union, fondés sur l’approche collective et la sauvegarde de l’environnement.

La situation vous préoccupe? Pour toute question ou de plus amples détails, nous vous invitons à prendre contact avec Michel Tessier à la Fédération de l’UPA de la Mauricie 819 378-4033 #244 ou par courriel au mtessier@upa.qc.ca.








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