10
juin
2015
Crédit photo : Axel Drainville

Crédit photo : Axel Drainville

Lors des fusions de municipalités en 2002, la ville de Trois-Rivières a intégré les villes de Cap-de-la-Madeleine, de Sainte-Marthe-du-Cap, de Saint-Louis-de-France, de Trois-Rivières-Ouest et la municipalité de Pointe-du-Lac. Du coup, ces entités territoriales ont formé une véritable ceinture verte autour de la ville centre. Concrètement, Trois-Rivières a vu sa superficie zonée verte passer à 39 % (plus de 11 000 ha), soit le pourcentage le plus élevé de la Mauricie, après les MRC des Chenaux et de Maskinongé.  En nombre croissant depuis 2004, 56 entreprises agricoles, avec une superficie moyenne de 75 ha, sont actives et exploitent environ le tiers de la zone verte. Grandes cultures, production laitière, bovine et maraîchère, sapins de Noël, 19 kiosques à la ferme, 7 entreprises en transformation agro-alimentaire… on le constate, nous sommes en présence  d’un secteur agricole diversifié et dynamique.  De plus, la forêt, omniprésente dans les secteurs de Pointe-du-Lac et de Saint-Louis-de-France, occupe une grande place dans la zone agricole, soit 55 %.

Cette prise de conscience a incité la ville de Trois-Rivières à entreprendre la démarche d’élaboration d’un Plan de développement de la zone agricole (PDZA), simultanément à la révision de son schéma d’aménagement. D’entrée de jeu, la Ville faisait part de sa ferme volonté de favoriser la protection et le développement des activités agricoles dans sa zone agricole. En clair, l’époque de l’étalement urbain est terminée : Trois-Rivières développera en densifiant à l’intérieur de son périmètre urbain actuel.  C’est une excellente nouvelle pour le monde agricole, les demandes pour zoner blanc au détriment de la zone verte deviendront donc exceptionnelles.

Le territoire agricole de Trois-Rivières présente des opportunités uniques quant à son caractère périurbain : un marché de consommateur à proximité des entreprises, des paysages agricoles à intégrer dans les attraits touristiques de la Ville, des zones naturelles (milieux humides, boisés, flore) à valoriser, le développement de l’agrotourisme et de circuits courts. C’est un véritable chantier qui s’ouvre. Soulignons que dans cet actuel processus, un nombre significatif de producteurs et productrices participent aux rencontres et discussions.  Affichant un certain scepticisme au départ, les fonctionnaires de la Ville avec qui nous cheminons sont enthousiasmés à l’idée d’ajouter de nouvelles dimensions à l’aménagement de la ville.  Des mesures sont même prévues afin de favoriser la pratique de l’agriculture urbaine : à quand les poules au Parc Champlain?

Trois-Rivières, ville riche de son histoire, de sa culture, de ses 130 000 citoyens et, dorénavant, fière de mettre en valeur un terroir agricole, fière d’occuper et d’habiter son territoire pleinement.  La ville à la campagne quoi!

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