3
mars
2022

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L’expansion de la population de dindons sauvages cause des préjudices pour certains producteurs de la Mauricie. Les différents reportages au début de l’année 2022 font état de ce fait. Il existe actuellement peu de moyens pour limiter les cas de déprédation des dindons sur les propriétés agricoles. Une des solutions proposées par le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec est de donner l’accès aux terres agricoles aux chasseurs. Suite aux différents reportages de cet hiver, la Fédération de l’UPA de la Mauricie a mis sur pied un système de jumelage entre producteurs et chasseurs de dindons sauvages. Le jumelage est également possible si vous avez des dommages qui sont causés par les ours, les oiseaux migrateurs et les cerfs de Virginie.

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La période de chasse du printemps aura lieu en 2022 du 29 avril au 23 mai pour la zone 7, au centre-sud de la Mauricie et du 29 avril au 10 mai pour la zone 26 au nord. Le quota est de deux dindons par chasseur. Pour ce qui est de la zone 7, la chasse automnale est permise entre le 22 et le 28 octobre. Au printemps, seuls les dindons porteurs d’une barbe peuvent être récoltés, tandis que pour l’automne, il est possible de récolter un dindon avec ou sans barbe.

Les chasseurs devront avoir accès à votre territoire avant le début de la chasse afin de bien localiser les déplacements des oiseaux. En fonction de votre pratique culturale, vous devrez établir avec eux un plan et un horaire de déplacement. Comme vous serez probablement dans les semis à la période du printemps, il sera important de bien informer les chasseurs de vos périodes d’activités. Le secret d’une bonne collaboration avec les chasseurs est le partage des informations.


3
novembre
2021

Situé entre l’autoroute 40, le chemin Caron et le chemin des Communes à Louiseville, ce secteur en zone inondable 0-2 ans est unique dans notre région. En effet, cette section de 180 hectares du littoral du lac Saint-Pierre fut l’objet, dans les années 80, d’un remodelage de deux ruisseaux afin de drainer ces terres. Il en résulte un cours d’eau artificiel qui longe l’autoroute 40, mais qui ne peut s’évacuer seul vers le lac. Un système de pompage fut alors érigé et opéré par le MAPAQ jusqu’en 1991, puis transféré à la ville de Louiseville jusqu’à aujourd’hui. Ce système, imparfait, entraîne des coûts d’entretien et d’opération non négligeable ainsi qu’une limitation importante au passage du poisson.

À l’automne 2020, la Ville de Louiseville a signifié son intention de se retirer du dossier. Dans la foulée de cette urgence, une entente provisoire fut alors discutée entre la Fédération de l’UPA, les producteurs concernés, la Ville de Louiseville et le MAPAQ afin de trouver une solution temporaire et satisfaisante entre les parties. Parallèlement, le MAPAQ s’est engagé à travailler sur une solution pérenne, autre que le système de pompage.

Une nouvelle entente est donc survenue en octobre dernier, et sous peu entérinée par le conseil de Ville. Elle stipule, entre autres, que la facture d’opération et d’entretien du système de pompage, sera dorénavant séparée à part égale entre les producteurs concernés et la Ville de Louiseville. Cette entente est valide jusqu’au 31 décembre 2025 et souhaitons qu’une solution finale soit mise en place afin de préserver ces terres productives du littoral du lac Saint-Pierre.

Pour plus d’informations à ce sujet, vous pouvez communiquer avec Stéphane Tremblay au 819 378-4033.


6
octobre
2021

Pour la Mauricie, la chasse aux dindons sauvages sera autorisée pour la zone 7 seulement (voir la carte) pour la période du 23 au 29 octobre 2021. Vous pouvez consulter les modalités de cette chasse automnale sur le site du Gouvernement du Québec.

Les chasseurs désirant se prévaloir de leur droit de chasse doivent, en plus du certificat du chasseur, posséder l’attestation de formation pour la chasse au dindon sauvage. Cette attestation nécessite la réussite du cours Biologie et chasse au dindon sauvage au Québec.

Pour plus d’informations, vous pouvez communiquer avec Stéphane Tremblay, coordonnateur à l’agroenvironnement et à l’aménagement du territoire à l’UPA Mauricie au 819 378-4033 poste 248.

Cliquez pour agrandir le tableau.

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31
août
2021

Les cultures de couvertures prennent de l’ampleur au Québec et pour cause. Il y a des avantages précieux à instaurer cette pratique au champ. Mais qu’est-ce qu’une culture de couverture ? C’est une plante, ou un mélange de plantes semées après ou pendant une culture principale. Après, nous l’appellerons à la dérobé et pendant, en intercalaire. Alors pourquoi une telle pratique ?

Les cultures de couverture ont pour but de d’améliorer la santé du sol entre autres en :

  • Fixant l’azote atmosphérique;
  • Favorisant l’activité microbienne;
  • Éviter l’érosion par le vent et les précipitations;
  • Augmentation des rendements;
  • Limite les mauvaises herbes;
  • Procure un revenu non négligeable (blé ou seigle d’automne).

Cette pratique largement répandue en Europe et chez nos voisins du sud reste encore à se développer chez nous, mais la tendance est à la hausse. En effet, des initiatives voient le jour dans la province et plus particulièrement dans notre région. Je vous invite à vous joindre au groupe Facebook Cultures de couverture pour en apprendre davantage et visiter le site du MAPAQ pour connaître les programmes de financement possible.

Lançons-nous un défi : en Mauricie en hiver, on se couvre!


1
juillet
2021

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Nous connaissons tous l’importance écologique de l’écosystème du lac Saint-Pierre. Depuis plusieurs années, des chercheurs s’activent pour comprendre la problématique et éventuellement, trouver des solutions et c’est d’autant plus vrai maintenant. En effet, une forte concentration de projets se déploie sur le terrain et ce texte a pour but faire la lumière sur « qui fait quoi ».

Quatre projets sont en cours actuellement et dans plusieurs des cas, les professionnels de recherche et autres conseillers, s’activent dans l’un ou dans l’autre. Ainsi, il est préférable de ne pas associer une personne à un projet, mais bien de distinguer le pourquoi des trois projets.

Le but ultime de tous ces acteurs est de s’assurer la pérennité de l’agriculture dans l’écosystème du lac Saint-Pierre et le rétablissement de la biodiversité.

En bref

  1. Pôle d’expertise, projet universitaire dans le littoral financé par le gouvernement du Québec et valide jusqu’en mars 2022. Recherche et essais chez des producteurs intéressés et volontaires.
  2. Confédération de l’UPA et fédérations régionales, projet d’essais et d’accompagnement dans le littoral et financé par le MAPAQ et son programme Prime-Vert. Valide jusqu’en janvier 2023. Essais et accompagnements chez des producteurs intéressés et volontaires
  3. Laboratoire vivant, projet conjoint entre AAC et l’UPA par bassins versants. Recherches et essaies financés par AAC et valide jusqu’en 2023. Travaux et essais chez des producteurs intéressés et volontaires. Pour la Mauricie, le bassin du Bois-Blanc est l’aire de recherche.
  4. Fondation de la Faune du Québec, projet pour des organismes privés ou publiques, mais dans des projets collectifs. Zone du littoral et ses bassins versants immédiats.

1.  Le Pôle d’expertise multidisciplinaire en gestion durable du littoral du lac Saint-Pierre.

Annoncé en 2018 par le gouvernement du Québec, le Pôle a pour mandat de proposer une stratégie d’intervention dans la zone littorale favorisant la mise en place d’une agriculture durable, adaptée et respectueuse de l’écosystème du lac Saint-Pierre. C’est une approche concertée entre trois ministères : MAPAQ, MFFP et MELCC. La réalisation des objectifs du Pôle a été confiée à trois universités soit l’Université du Québec à Trois-Rivières et les Universités Laval et McGill.

Aussi, trois axes de recherche sont mis en route : l’axe agriculture, l’axe environnement et faune et enfin, l’axe socio-économique. Pour en savoir davantage.

Les travaux de recherche se font chez des producteurs intéressés et sur une base volontaire.

Lieu des travaux : Littoral du lac Saint-Pierre

Financement : MELCC pour 4,66 millions

Échéance : 2018-2022

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2. Projet de la Confédération de l’UPA et des quatre fédérations régionales couvrant le territoire du lac Saint-Pierre, Cohabitation agriculture-faune en zone littorale du lac Saint-Pierre

En parallèle aux travaux du Pôle d’expertise, le projet « Cohabitation agriculture-faune en zone littorale du lac Saint-Pierre » de l’UPA vise l’amélioration de l’agroécosystème pour l’ensemble des superficies cultivées du littoral du lac Saint-Pierre.

Tout au long de ce projet de quatre ans, des activités d’information, d’accompagnement et de mise en œuvre de pratiques innovantes seront proposées aux entreprises qui cultivent dans le littoral. Ce projet vise à augmenter l’application de pratiques agricoles reconnues pour leurs impacts positifs sur la faune, la qualité de l’eau et la santé et la conservation des sols. Il est possible par exemple pour un producteur de faire un diagnostic de son entreprise en faisant produire un cahier du propriétaire avec un conseiller agricole. Ce cahier permettra d’identifier les bonnes pratiques mises en place et les améliorations à apporter. Un financement est aussi disponible aux producteurs pour la réalisation des travaux. Pour en savoir davantage, cliquez ici.

Les essais et les accompagnements se font chez des producteurs intéressés et sur une base volontaire.

Lieu des travaux : Littoral du lac Saint-Pierre

Financement : MAPAQ, Volet 2 du Programme Prime-Vert

Échéance : 2019-2023

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3.  Le projet conjoint d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et de l’UPA, le Laboratoire vivant

L’Initiative des laboratoires vivants est une nouvelle approche de l’innovation au Canada qui réunit des agriculteurs, des scientifiques et d’autres partenaires afin d’élaborer conjointement et de mettre à l’essai des pratiques et des technologies novatrices pour résoudre les problèmes agroenvironnementaux. C’est un maillage entre chercheurs, producteurs et autres intervenants.

Présent dans 5 provinces au Canada, le volet québécois est réalisé conjointement par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et l’Union des producteurs agricoles sur le territoire de bassins versants. En Mauricie, la rivière Bois-Blanc, dans la MRC de Maskinongé, a été sélectionnée.

Depuis 2019, des ateliers ont été organisés avec les producteurs agricoles et les chercheurs d’AAC. Les thèmes suivants ont été abordés :

  • La couverture des sols (cultures de couverture, cultures pérennes);
  • La gestion des intrants et des sols;
  • Les bandes riveraines et les ouvrages hydroagricoles;
  • L’alimentation et la gestion des déjections animales.

De essais débuteront en 2021 chez différents producteurs. Les essaies se font chez des producteurs intéressés et sur une base volontaire. Ce lien vous explique davantage sur le sujet.

Lieu des travaux en Mauricie : Bassin versant de la rivière Bois-Blanc

Financement : Agriculture et Agroalimentaire Canada

Échéance : 2020-2023 (pour le Québec)

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4. Activités de restauration des milieux naturels, Programme pour la conservation de la faune au lac Saint-Pierre

La Fondation de la Faune du Québec (FFQ) à mis sur pied ce programme afin à rétablir les fonctions écologiques de la zone littorale du lac Saint-Pierre et des tributaires qui s’y jettent en soutenant financièrement la restauration de milieux naturels, notamment par l’aménagement des rives en milieu agricole ainsi que des milieux humides en zone littorale.

Plus spécifiquement, le projet vise entre autres, l’aménagement et restauration de milieux humides, la reconnexion du réseau hydrographique afin de permettre la libre circulation du poisson et l’amélioration de la qualité des bandes riveraines.

Tout organisme public ou privé est admissible au soutien financier de la FFQ, mais doit être situé dans le littoral du lac Saint-Pierre ou dans un bassin versant ou un sous-bassin s’y déversant dans lequel une démarche collective de gestion intégrée est entamée.

Lieu des travaux en Mauricie : Ensemble de la zone littorale du lac Saint-Pierre et bassins versants de ses tributaires directs

Financement :

Échéance : 2017-2022

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31
mars
2021

Pôle d’expertise multidisciplinaire en gestion durable du littoral

lac-st-pierreLe 11 mars, le comité directeur et l’équipe de chercheurs du Pôle d’expertise nous ont présenté les résultats préliminaires de leurs travaux de recherche. Rappelons que le mandat du Pôle est de développer des cultures et des pratiques agricoles adaptées au contexte particulier du littoral du lac Saint-Pierre. Différents angles sont abordés tels que : grandes cultures, prairies, cultures intercalaires, bandes riveraines, ravageurs, biodiversité et le volet social économique entre autres.

Bien qu’encore fragmentaires, les résultats sont très intéressants en dépit des conditions climatiques très variables des deux dernières années. La présentation étant toutefois claire et explicite, il fut convenu qu’une adaptation de celle-ci sera présentée dans un avenir proche aux différents acteurs du lac Saint-Pierre. Entre-temps, l’équipe poursuivra bientôt ses travaux terrain dans l’espoir d’une conclusion permanente.

Laboratoire vivant

De plus quatre ateliers se sont tenus dans le cadre du projet « Laboratoire vivant dans le littoral du lac Saint-Pierre ». Le principe du laboratoire vivant est de regrouper différents acteurs du milieu afin qu’ils aient tous une chance égale de se faire entendre et d’émettre des idées novatrices sur une problématique donnée. Les producteurs présents ont pu s’exprimer librement et émettre des pistes de solutions qui seront prises en compte par l’équipe de chercheurs. Voici les différents thèmes abordés :

  • Atelier 1 : Couverture des sols;
  • Atelier 2 : Gestion des sols et des intrants ;
  • Atelier 3 : Bandes riveraines et ouvrages hydroagricole ;
  • Atelier 4 : Alimentation et gestion des effluents.

Chaque atelier fut alimenté par des conférences sur l’état d’avancement de la recherche. Les producteurs ont ensuite discuté de leur vision, de leur expérience et de leur motivation à trouver des réponses économiquement viables. Des échanges nourris et créatifs que l’équipe de chercheurs tentera maintenant de concrétiser.

L’UPA Mauricie continue de surveiller les travaux relativement au dossier des cultures dans le littoral du lac Saint-Pierre. Surveillez notre blogue ou notre infolettre pour connaître la date des prochains événements.








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