6
juillet
2022

travailleuretranger

Selon les météorologues, la saison estivale s’annonce encore une fois chaude et humide au Québec. Pour une cinquième année consécutive, les températures seront au-dessus de la normale, ce qui est du jamais vu dans la province. Le travail à la chaleur sera donc un défi auquel nos agriculteurs devront faire face cet été. Puisqu’il est de la responsabilité de l’employeur d’assurer la santé et sécurité au travail de ses employés, ceux-ci devront mettre en place un plan d’action afin d’en éviter les conséquences, plus particulièrement les coups de chaleur.

Mesures de prévention

Puisque les mesures de préventions peuvent varier d’un degré à l’autre, les employeurs doivent considérer la température ressentie à l’extérieur. Il est à noter que l’on doit ajouter jusqu’à 6 °C de plus lorsque le travailleur est exposé aux rayons directs du soleil, et jusqu’à 4,4°C de plus lorsque celui-ci porte une combinaison en coton. Par exemple, si la température extérieure est de 25°C et qu’un travailleur est exposé directement aux rayons du soleil, en plus d’avoir une combinaison en coton, la température ressentie sera de 35,4°C. Une fois tous les facteurs de chaleur considérés nous qualifions cette température de « température ajustée ». Il est également important de prendre en considération le niveau de forme physique de chaque individu avant d’appliquer les mesures de prévention.

Les mesures de prévention de base sont les suivantes, quel que soit la température :

  • Ajustement du rythme de travail
  • Prendre des pauses (de 10 à 15 minutes) à l’ombre ou au frais
  • Boire de l’eau en quantité suffisante (ne pas attendre d’avoir soif)
  • Porter des vêtements légers et se couvrir la tête
  • Rester attentif aux signes et symptômes

Lorsque la température ajustée atteint 30°C, les employeurs doivent :
Offrir un verre d’eau aux employés toutes les 20 minutes ainsi qu’une pause le matin et l’après-midi de 15 minutes.

Lorsque la température ajustée atteint 36,1°C, les employeurs doivent :
Offrir un verre d’eau ainsi qu’une pause de quelques minutes aux employés toutes les 20 minutes

Lorsque la température ajustée atteint 39,5°C, les employeurs doivent :
Offrir un verre d’eau ainsi qu’une pause de quelques minutes aux employés toutes les 15 minutes

Lorsque la température ajustée atteint 41,7°C, les employeurs doivent :
Offrir un verre d’eau ainsi qu’une pause de quelques minutes aux employés toutes les 10 minutes

Qu’est-ce qu’un coup de chaleur?

Selon la CNESST, un coup de chaleur survient brusquement lorsque le corps ne réussit plus à se refroidir suffisamment. La température corporelle, normalement de 37 °C, ne cesse d’augmenter et atteint plus de 40 °C. Les signes et symptômes sont les suivants :

  • Mal de cœur, de ventre ou de tête
  • Étourdissements, perte d’équilibre
  • Vomissements
  • Fatigue
  • Confusion

Pour plus de détails, nous vous invitons à consulter le site internet de la CNESST, ainsi que les deux liens suivants :

CNESST. (2019). Travailler à la chaleur…Attention! 4e édition. (Disponible en Espagnol)  https://www.cnesst.gouv.qc.ca/fr/organisation/documentation/formulaires-publications/travailler-chaleur

CNESST. (2021). Travailler à la chaleur…Attention! Fiche complémentaire à l’intention des employeurs. https://www.cnesst.gouv.qc.ca/fr/organisation/documentation/formulaires-publications/travailler-chaleur-fiche-complementaire-lintention


2
juin
2022

L’UPA Mauricie et le Syndicat de l’UPA de Maskinongé ont organisé un Sécurijour le 27 mai dernier à l’école Sainte-Marie de Saint-Boniface. Il s’agit du plus gros Sécurijour organisé en région, en regroupant quelque 500 élèves de 6 à 12 ans.

Les participants ont pu en apprendre davantage sur la sécurité en milieu agricole et rural. Plus précisément, les jeunes Bonifaciens ont participé à des ateliers sur la sécurité routière, les pesticides, les incendies, la forêt et les plans d’eau. De nombreux bénévoles, dont plusieurs producteurs agricoles du secteur, ont participé à la réussite de l’activité. Malgré la pluie, l’objectif de la journée a été atteint!

En Mauricie, depuis le premier Sécurijour organisé en 2007, plus de 2 000 enfants ont été sensibilisés à la prévention en milieu agricole. Les Sécurijour sont chapeautés par l’Association Canadienne de Sécurité Agricole, et l’UPA organise ces journées un peu partout au Québec depuis plusieurs années.


17
juin
2021

Qui dit saison estivale, dit aussi le retour des enfants à la ferme! Les Agricultrices du Québec, en collaboration avec l’UPA et la CNESST, ont le plaisir d’inviter les productrices et les producteurs agricoles à participer à la conférence-discussion Sécurité des enfants à la ferme offerte à deux occasions : lundi 28 juin à 13 h et mercredi 30 juin à 19 h 30. Cet événement virtuel est gratuit, il suffit de vous y inscrire!

Cette formation a pour but de sensibiliser, et surtout, d’offrir une panoplie de conseils sur la sécurité faciles à mettre en application dans votre quotidien. Nous aurons la chance d’avoir trois spécialistes :

  • Dr Claude Cyr, pédiatre aux soins intensifs du CHU de Sherbrooke, dressera un portrait de la situation actuelle au Québec.
  • François Granger, conseiller-expert en prévention-inspection à la CNESST, présentera le tout nouveau guide sur la prévention des accidents des enfants à la ferme.
  • Martin Caron, premier vice-président et représentant à la table de concertation en santé psychologique et santé-sécurité au travail de l’UPA, expliquera les actions réalisées en termes de prévention.

Après chaque intervenant, il y aura des moments de discussions afin que les participants et participantes puissent poser leur question et échanger.

Pour tous les détails, visitez le www.agricultrices.com/evenement/.

Pour vous inscrire directement à l’une des représentations :


26
février
2020

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La Fédération de l’UPA de la Mauricie tient à mettre en garde les employeurs contre la vente de trousses de premiers secours. Plusieurs producteurs et productrices nous ont informés qu’ils ont été contactés par des fournisseurs qui prétendent que le contenu de leurs trousses de premiers secours est périmé et qu’ils doivent remplacer la totalité de leurs trousses.

Obligations de l’employeur

Au Québec, chaque employeur est tenu de fournir un nombre adéquat de trousses de premiers secours. Ces trousses doivent se trouver dans des endroits faciles d’accès, le plus près possible des lieux de travail. Les trousses et leur contenu, dont la date d’expiration doit être vérifiée régulièrement, doivent être maintenus propres et en bon état. Tout matériel périmé, souillé ou jauni par le temps doit être remplacé. Aussi, il n’est pas nécessaire de remplacer les trousses de premiers secours tous les trois ans.

Les employeurs qui veulent obtenir de l’information sur les trousses de premiers secours peuvent visiter le site Internet de la CNESST.

Les producteurs agricoles se croyant victimes d’une fausse représentation ou d’une pratique commerciale douteuse peuvent formuler une plainte sur le site du Bureau de la concurrence.

Pour de plus amples informations, vous pouvez contacter votre préventionniste Stéphanie Vaugeois au 819-378-4033 poste 230.


24
mai
2019

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Les policiers de la Sûreté du Québec de la MRC de Maskinongé demandent l’aide de la population afin d’identifier deux suspects soupçonnés d’avoir participé à une arnaque financière de type « Black Money Scam ».  Ils auraient ainsi réussi à soutirer plusieurs dizaines de milliers de dollars, à un citoyen.

Les deux suspects, dans la quarantaine, s’expriment en français avec un accent et ont les cheveux courts foncés. Ils se déplaçaient à bord d’un véhicule de marque Hyundai Accent ou Elantra noire, des années 2017 ou 2018.

Il existe plusieurs variantes de ce stratagème de fraude, mais elles impliquent toutes un soi-disant lot d’argent comptant qui a été souillé avec une teinture ou une autre substance colorante pour sortir clandestinement d’un pays. Les fraudeurs prétendent aussi pouvoir imprimer des billets.  Ils instaurent un climat de confiance et font une offre alléchante à leur victime en échange de vrai billet d’argent canadien.

Les policiers rappellent aux citoyens d’être vigilants pour éviter d’être victimes de fraude et les encouragent à contacter leur service de police local en cas de doute. De plus, les citoyens peuvent obtenir plus d’informations sur les divers types de fraudes en consultant le site Internet de la Sûreté du Québec.

Toute personne qui détiendrait des informations permettant de retrouver et d’identifier ces individus est priée de communiquer avec la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.


3
février
2019

Au Québec, les résidences et bâtiments sont construits de sorte à supporter le poids des précipitations de neige habituelles. Mais il arrive, comme c’est le cas cette année, que les précipitations soient beaucoup plus abondantes que la normale.

Afin d’éviter tout accident, qui peuvent être désastreux, il est recommandé de déneiger la toiture de votre résidence et bâtiments. Date de construction, type d’infrastructure et de précipitations reçues, voilà autant de facteurs à prendre à considération lorsqu’on se demande si la toiture a besoin d’être déneigée ou non. Les différents types de toits n’ont pas la même résistance, mais en général ils sont conçus pour supporter 70 cm de neige fraîche et environ 15 cm de glace. Mais encore  faut-il être certain des normes de charges respectées lors de la construction du bâtiment. Et gardez à l’esprit que ce n’est pas l’épaisseur de la neige qui compte, mais plutôt son poids. Les exigences du code du bâtiment sont fondées sur la surcharge de neige et l’emplacement géographique du bâtiment. Vous pouvez visiter ce site si vous voulez connaitre la charge de la neige sur votre toit.

Évidemment, certains signes ne trompent pas. Si vous entendez des bruits inhabituels provenant du toit ou des murs porteurs, que vous constatez des fissures sur des murs de plâtre, des bosses soudaines au plafond ou des portes qui coincent, une surcharge sur le toit est plus qu’évidente. Idéalement, on recommande de déneiger son toit bien avant que ces indices apparaissent. Surveillez particulièrement près des lucarnes et des noues.

Les toits à faible pente ou les toits couverts d’un matériau de couverture rugueux ont tendance à accumuler une plus grande quantité de neige que les toits à pente plus raide ou au fini glissant. Parce que les risques de chutes ou de blessures sont grands, vous ne devriez jamais déneiger votre toiture vous-même. Plusieurs entreprises qualifiées et assurées existent.

Si vous décidez tout de même de le faire, respectez ces quelques consignes de sécurité.

  • Souvenez-vous que les risques de chute sont bien réels. Ça n’arrive pas qu’aux autres! Mais il y a aussi les risques de malaises cardiaques. Déneiger est une activité intense. Ne jouez pas au héros!
  • Repérez dès le départ les fils électriques pour éviter tout risque d’électrocution.
  • Ne faites pas le travail seul. S’il vous arrivait un accident, quelqu’un doit être disponible pour vous aider.
  • Même si vous êtes en forme physiquement, prenez quelques minutes pour vous étirez avant et après. Vous aurez moins de courbatures le lendemain.
  • Habillez-vous en conséquences pour éviter les engelures et portez des crampons.
  • Si possible, faites le déneigement avec un râteau de toit, à partir du sol. Souvent, il suffit d’enlever les amoncellements sur le bord de la toiture pour régler la situation.
  • Si vous devez monter sur le toit, plantez votre échelle dans un banc de neige. Assurez-vous qu’elle soit stable et sans glace.
  • Utilisez un harnais de sécurité, fixé à un point d’ancrage résistant, comme la cheminée.
  • N’utilisez que des pelles en plastique, pour éviter des dommages importants à votre toiture.
  • Laissez toujours une couche de 10 à 15 cm pour protéger la membrane d’étanchéité du toit.
  • Assurez-vous en tout temps que personne ne se trouve en bas, là où vous jetez la neige.
  • Même si ça peut vous paraitre amusant, sautez du haut du toit dans un banc de neige peut vous causer des blessures. Descendez par l’échelle.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter ces sites :

CNESST

https://publications.gc.ca/collections/Collection/NH18-24-15F.pdf








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